بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم


Son nom est Mouḥammad ibnou Abī Bakrin bni Ayyoūb Az-Zarﺀiyy, plus connu sous le nom d’Ibnou Qayyim al Ĵawziyyah. Il naquit en l’an six cent quatre-vingt-onze de l’hégire et mourut en l’an sept cent cinquante et un.

Adh-Dhahabiyy a dit dans « al Mouﺀjamou l-moukhtaṣṣou » à son sujet : « Il a consacré du temps à la science du ḥadīth et à l’étude de certains rapporteurs et il a été occupé par la science des lois et il a de bons écrits dans ce domaine, et par la grammaire dans laquelle il a une profonde connaissance. Et il a également composé dans le domaine des fondements de la croyance et des lois. Il a passé une période en prison du fait qu’il a interdit de voyager pour visiter la tombe du prophète Ibrāhīm ﺀalayhi s-salām. Puis il a cherché à tenir le premier rang de ceux qui s’investissent dans la diffusion de la science mais il avait des opinions des plus étranges et s’aventurait dans des domaines qu’il ne maîtrisait pas.

Ibnou Ḥaĵar a dit dans « al Dourarou l-Kāminah » : « son amour immodéré pour Ibnou Taymiyyah s’est joué de lui ; il n’y a pas un point sur lequel il l’a contredit, bien au contraire, il lui donnait raison sur tout. Et c’est lui qui a redonné vie à ses écrits et les a diffusé. Il fut incarcéré avec Ibnou Taymiyyah dans la citadelle après avoir été humilié  et baladé entre les gens à dos de chameau tout en recevant des coups de fouets. Puis lorsqu’Ibnou Taymiyyah mourut, il fut libéré et son cas fut une nouvelle fois examiné en raison des fatwas d’Ibnou Taymiyyah et il insulta les savants de son époque qui répliquèrent. »

Ibnou Kathir a dit : « Il s’entêtait à diffuser l’avis de Taqiyyou d-Dīn ibnou Taymiyyah sur la question du divorce qui conduit le juge Taqiyyou d-Dīn as-Soubkiyy et d’autres à répliquer par de longs exposés d’éclaircissements. »

Et il s’étend longuement dans ses ouvrages et sa volonté d’éclaircir les choses lui demande tellement d’efforts qu’il est capable d’écrire vraiment beaucoup. Et la plupart de ses écrits reprennent les paroles de son chaykh, il s’adonne à cela et en cela il est doté d’une certaine faculté, il s’obstine à interpréter ses mots afin de leur trouver des arguments et faire prévaloir ses avis… et il lui est arrivé plusieurs histoires avec les juges parmi lesquelles la fois où il a été convoqué par as-Soubkiyy au mois de Rabi al ‘Awwal à cause de sa fatwa prétendant permise la course de chevaux ou de chameaux entre deux concurrents ayant investi tous deux une somme d’argent sans la présence d’un mouḥallil [c’est-à-dire une troisième personne qui participe à la course et qui n’investit pas d’argent afin que la course ne soit pas considérée comme un jeu de hasard]. As-Soubkiyy répliqua contre lui jusqu’à ce qu’il abandonne sa fatwa et reconnaisse la vérité. »

At-Taqiyyou l-Ḥousniyy dit : « Ibnou Taymiyyah faisait partie de ceux qui prétendaient qu’entreprendre un voyage pour visiter les tombes des prophètes était interdit et qu’on ne pouvait pas raccourcir la prière pour ce type de voyage et citait explicitement comme exemples les tombes des prophètes Ibrahim et Mouḥammad. Et ses élèves Ibnou Qayyim al-Ĵawziyyah, az-Zarﺀiyy et Ismaﺀīl bnou Kathīr al Charkwīniyy, partageaient la même croyance que lui. Il est confirmé qu’Ibnou Qayyim al Ĵawziyyah se rendit à Jérusalem, monta sur le minbar et commença à exhorter les gens. Durant cette exhortation il cita cet avis puis dit : « Et moi je suis sur le point de repartir et je ne visiterai pas le prophète Ibrahim. » Il se rendit ensuite à Naplouse où l’on organisa une assemblée. Il commença son exhortation et de nouveau il cita cet avis mot pour mot puis dit : « alors qu’il ne visite pas le prophète Mouḥammad. »  Les gens se jetèrent alors sur lui et voulurent le tuer mais le gouverneur de la ville le protégea d’eux. Les habitants de Jérusalem et Naplouse écrivirent à Damas et dénoncèrent ce qui était provenu d’Ibnou Qayyim. Il fut alors convoqué par le juge malikite ; il hésita puis se rendit finalement dans le quartier d’aṣ-Ṣāliḥiyyah auprès du juge hanbalite Chamsou d-Dīn bnou Mouslim et prononça en sa présence les deux témoignages pour revenir à l’Islam. Le juge accepta son repentir, témoigna de son islam et lui laissa la vie sauve. Il ne décida de ne pas le réprimander du fait d’Ibnou Taymiyyah…

 

 

 

 (La suite…)


الحَمْدُ لله رَبِّ العَالَمِيْنَ

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.