بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم


La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maītre Mouḥammad Al-‘Amīn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier Mouḥammad.

Allāh taﺀālā dit dans le Qour’ān honoré :

﴿ قُلْ بِفَضْلِ اللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ ﴾

ce qui signifie : « Dis par la grâce de Allāh [l’Islam] et par Sa miséricorde [le Qour’ān] , par cela qu’ils se réjouissent, c’est mieux que les biens du bas monde » [soūrat Yoūnous / 58].

 

Notre Maītre Mouḥammad ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam est le fils de ﺀAbdou l-Lāh fils de ﺀAbdou l-Mouṭṭalib fils de Hāchim fils de ﺀAbdou Manāf fils de Qouṣayy fils de Kilāb fils de Mourrah fils de Kaﺀb fils de Lou’ayy fils de Ghālib fils de Fihr fils de Mālik fils de An-Naḍr fils de Kinānah fils de Khouzaymah fils de Moudrikah fils de Ilyās fils de Mouḍar fils de Nizār fils de Maﺀadd fils de ﺀAdnān. Et ﺀAdnān descend du Prophète Ismāﺀīl ﺀalayhi s-salām fils du Prophète Ibrāhīm ﺀalayhi s-salām.


Al-Bayhaqiyy a rapporté d’après Ibnou ﺀAbbās qu’il a dit : le prophète est né l’année de l’éléphant. Quant au mois de sa naissance c’est rabīﺀou l-‘awwal (3ème mois de l’année lunaire), et ce qui est retenu par les savants est qu’il est né la douzième nuit de ce mois. Quant au jour de sa naissance il s’agit du lundi sans divergence, ainsi Mouslim a rapporté d’après Aboū Qatādah al-‘Anṣāriyy que Allāh l’agrée qu’il a dit : le Prophète  a été interrogé sur le jeûne du lundi il a dit :

ذَاكَ يَوْمٌ وُلِدْتُ فِيْهِ وَأُنْزِلَ عَلَيَّ فِيْهِ

Ce qui signifie : « en ce jour je suis né et en ce jour j’ai reçu la révélation ».

Allāh taﺀālā dit dans le Qour’ān honoré :

﴿ لَقَدْ جَاءكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُم بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ ﴾

(laqad ĵā’akoum rasoūloun min ‘anfousikoum ﺀazīzoun ﺀalayhi mā ﺀanittoum ḥarīṣoun ﺀalaykoum bi l-mou’minīna ra’oūfoun raḥīm)

ce qui signifie : « Il vous est parvenu un Messager issu d’entre vous, qui craint pour vous que vous ne commettiez ce qui fait mériter le châtiment, qui s’attache avec ferveur à ce que vous ayez la foi, qui fait preuve d’une immense compassion et qui est miséricordieux envers les croyants » [soūrat At-Tawbah / 128].


Allāh taﺀālā a envoyé notre Maître Mouḥammad ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam et a fait de lui la meilleure de Ses créatures et la plus honorable selon Son jugement. Il l’a honoré par rapport à toutes les créatures au point que soient apparus, lors de sa naissance, des signes qui indiquent l’éminence de ses bénédictions. Un savant parmi ceux qui ont composé des ouvrages au sujet de la naissance du prophète, a dit : « ‘Āminah la fille de Wahb fut enceinte du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam l’après-midi du vendredi de la première nuit de Raĵab. Lorsqu’elle fut enceinte de lui ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam, on voyait les oiseaux qui voletaient autour d’elle par honneur pour celui qu’elle portait en son sein. Lorsqu’elle voulait puiser de l’eau d’un puits, l’eau montait jusqu’à elle par honneur et gloire pour le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam.

Elle disait : J’entendais le tasbīḥ des anges autour de moi et j’ai entendu quelqu’un dire : « Voici le maître des messagers ». Or j’ai vu dans le rêve un arbre qui portait des étoiles. Parmi elles, il y avait une étoile plus éclatante de lumière que toutes les autres. Quand je l’ai regardée et que je contemplais sa lumière et son scintillement, elle est tombée sur mes genoux. Et j’ai entendu une voix me dire :Voici le Prophète, le maître des Messagers. Puis un ange est venu à moi et m’a annoncé : Tu es enceinte du meilleur des Messagers et du Maître des croyants. Je me suis réveillée de mon sommeil et j’ai raconté ce que j’avais vu à mon époux. Il m’a dit : Allons voir Khalīfah Ibnou ﺀAttāb, il t’expliquera ce rêve. Nous sommes partis le voir et je lui ai raconté ce que j’avais vu. Il m’a dit : L’arbre est Ibrāhīm Al-Khalīl, et les étoiles sont les Prophètes parmi ses descendants. Quant à l’étoile qui scintille et qui est plus lumineuse que toutes les autres, elle est le prophète qui apparaîtra dans cette époque, qui détruira les idoles et qui adorera Ar-Raḥmān. Et le fait que cette étoile soit tombée sur tes genoux signifie que tu vas accoucher de lui. Sa nouvelle se propagera de l’Orient à l’Occident.

ﺀAbdou l-Lāh, le père du prophète Mouḥammad, est par la suite tombé malade et il est décédé à Médine, alors que ‘Aminah était enceinte de six mois du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam. Lorsqu’il est mort, les anges ont interrogé leur Seigneur, non pas par objection car les anges n’émettent jamais d’objection à Allāh. Ils ont dit : Ô notre Seigneur, est-ce que Ton Prophète, qui est Ton bien-aimé sera donc orphelin ? Allāh taﺀālā dit : Je suis prioritaire pour le préserver, Je suis prioritaire sur sa mère et son père. C’est Moi Qui l’a créé et Qui lui accorderai sa subsistance, c’est Moi Qui le ferai grandir et Qui lui donnerai la victoire sur ses ennemis et Je suis sur toute chose Tout-Puissant ».

Lorsque ‘Aminah fut enceinte du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam, la clarté de sa conviction apparu, et la lumière de Mouḥammad se manifesta sur son visage. Chaque mois de sa grossesse venait à elle un prophète. Les prophètes lui annonçaient la bonne nouvelle de la naissance du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam. Elle a vu le premier mois le prophète ‘Ādam, ﺀalayhi s-salām, le deuxième mois le prophète Chīth, le troisième mois, elle a vu le prophète Idrīs, le quatrième, le prophète Noūḥ, le cinquième, le prophète Hoūd, le sixième le prophète Ibrāhīm, le septième, le prophète Ismāﺀīl, au huitième mois, elle a vu le prophète Moūsā et au neuvième mois, elle a vu le prophète ﺀIsā -Jésus- qui lui a annoncé la bonne nouvelle de la naissance du prophète Mouḥammad au cours de ce mois-là.

Lorsque le mois de rabīﺀou l-‘awwal eut commencé, la douzième nuit, c’était la nuit du lundi, une nuit éclairée, ﺀAbdou l-Mouṭṭalib sorti faire les tours autour de la Kaﺀbah avec ses fils. ‘Aminah était restée seule dans la maison sans personne à ses côtés. ﺀAbdou l-Mouṭṭalib avait refermé la porte sur elle de crainte que quelqu’un ne vienne à elle.

Elle a dit : Je suis restée là et j’ai entendu un bruit entre le ciel et la terre ; j’ai vu un ange immense qui portait trois drapeaux. Il a mis le premier sur l’Orient, le deuxième sur l’Occident et le troisième sur Al-Baytou l-Harām, la Kaﺀbah.

‘Āminah a dit : Lorsque ce fut la nuit du douzième jour de Rabīﺀou l-‘awwal, j’ai su que celui qui était dans mon ventre voulait descendre. Je me suis mise à pleurer du fait de me retrouver seule dans la maison. C’est alors que, d’un coin de la maison, j’ai vu quatre femmes de grande taille, vêtues de pagnes blancs. Elles étaient telles des lunes radieuses. Elles embaumaient un parfum magnifique, je leur ai dit : « Qui êtes-vous donc, vous dont Allāh m’a accordé par Sa grâce la présence dans ma solitude et Qui a soulagé, par vous, mon épreuve ? » La première répondit : « Je suis Maryam fille de ﺀImrān, voici à ta gauche Sārrah la femme de Ibrāhīm, voici à ton niveau, derrière toi Hāĵar, la mère de Ismāﺀīl et voici devant toi ‘Āsiyah fille de Mouzāḥim ». ‘Aminah rapporte : « À cet instant, j’ai vu des météorites partir de droite et de gauche, Allāh révéla à Riḍwān ce qui signifie : Ô Riḍwān, décore le Paradis et mets devant ses demeures les Ḥoūr -femmes du Paradis- et les Wildān -serviteurs des gens du Paradis-, les anges se sont prosternés et il a été dit à Mālik ce qui signifie: « Ô Mālik, ferme les portes de l’enfer et enchaînes les diables pour la descente des chefs parmi les anges ».

‘Āminah a dit : Je n’ai pas ressenti ce que ressentent les femmes lors de l’accouchement. Je transpirais beaucoup et ma transpiration ressemblait à du musc, chose à laquelle je n’étais pas habituée, et je me suis plainte de la soif. C’est alors qu’un ange m’a amené une gorgée d’eau dans un récipient d’argent. C’était une boisson plus douce que le miel, plus fraîche que la neige et d’une meilleure odeur que le musc. Je l’ai prise et je l’ai bue. C’est alors qu’une lumière m’a inondée. J’ai été étonnée et me suis mise à regarder à droite et à gauche. Tandis que j’étais assise, voici qu’un magnifique volatile blanc est venu et a passé ses ailes sur mon ventre en disant : Descends, ô Messager de Allāh, Descends, ô Messager de Allāh…

Le Créateur, Celui Qui sait les choses cachées et les choses apparentes m’a aidée et j’ai accouché du Bien Aimé de Allāh Mouḥammad ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam.

‘Āminah a dit : Quand il sorti, est sortie avec lui une lumière qui s’étendait de l’Orient à l’Occident. Le Prophète est né avec du kouḥl -poudre qu’on met dans les yeux-, il était oint, le cordon ombilical sectionné. Lorsqu’il est né, trois anges se sont précipités auprès de lui. L’un avait un récipient d’or, le deuxième une cruche d’or et le troisième une serviette de soie verte. Ils l’ont lavé avec une eau parfumée.

‘Aminah a dit : Lorsque j’ai accouché du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi sallam, je l’ai vu la tête levée vers le ciel, y dirigeant son doigt. Ĵibrīl l’a pris, les anges se sont envolés en le portant avec eux. Mīkā’īl l’a enveloppé dans un drap blanc du paradis et l’a donné à Riḍwān qui lui a donné à manger dans la bouche tout comme un oiseau donne à manger à son petit. Je le regardais, c’était comme s’il disait : Encore. Et Riḍwān lui disait : Cela te suffit, ô bien-aimé de Allāh, il n’y a pas de science ni d’indulgence qui ait été accordée à un prophète sans que cela te soit accordé. Attache-toi alors à la voie de droiture. Celui qui suivra ce que tu dis et ta Loi sera rassemblé dans ton groupe. C’est alors que quelqu’un a dit : Tournez avec lui aux orients de la terre et à ses occidents, et faites-le passer aux endroits où sont nés les prophètes. Donnez-lui la sérénité de ‘Ādam, la connaissance de Chīth, la douceur de Noūḥ, la proximité due à l’agrément accordée à Ibrāhīm, la satisfaction de Isḥāq, l’éloquence de Ismāﺀīl, la sagesse de Louqmān, la patience de ‘Ayyoūb, la belle voix de Dāwoūd, la force de Moūsā, l’ascétisme de ﺀĪsā, la compréhension de Soulaymān, la médecine de Dānyāl, le respect qu’inspirait Ilyās, la préservation de Yaḥyā, l’acceptation de Zakariyyā, et enveloppez-le des caractères des prophètes et couvrez-le. Il est le bien-aimé du Seigneur des mondes, honneur aux genoux qui l’ont serré, honneur aux bras qui l’ont étreint, honneur aux bras qui l’ont pris et honneur à la maison qu’il a habitée. Les oiseaux ont dit : Nous nous chargerons de le nourrir. Les anges ont dit : Non, nous sommes prioritaires. Les fauves ont dit : Nous l’allaiterons. Allāh a dit ce qui signifie : « Je suis prioritaire sur Mon prophète Mouḥammad. Ne l’allaitera que Mon esclave Ḥalīmah ».


Voici en résumé ce qui est arrivé lors de la naissance du Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam. Tout cela indique le degré élevé du prophète Mouḥammad. Nous demandons à ce que Allāh nous fasse profiter de notre Prophète.


الحَمْدُ لله رَبِّ العَالَمِيْنَ

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.