بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم


Le chaykh Ibnou Ḥaĵar al Haytamiyy a dit dans son livre intitulé « al Fatāwā l- ḥadithiyyah » (p 112) citant les points sur lesquels Ibnou Taymiyyah a contredit le consensus des musulmans : « et que le genre de l’univers est sans début, qu’il est de toute éternité avec Allah mais que les composants de l’univers eux sont continuellement crées. Il a donc prétendu que le genre de l’univers existe indépendamment de la Volonté d’Allah c’est-à-dire que selon lui Allah est contraint alors qu’Allah est en réalité exempt de son illusion. Et parmi ses propos il y a également le fait que selon lui Allah est un corps concerné par les directions et le déplacement et qu’Il est de la taille du Trône, ni plus grand ni plus petit. Et Allah est en réalité exempt de ce mensonge honteux et abominable et de cette mécréance claire et manifeste ». Il a dit également : « Et prends garde à ne pas croire ce que tu peux trouver dans les livres d’Ibnou Taymiyyah et de son élève Ibnou l-Qayyim al Ĵawziyyah et d’autres parmi ceux qui ont pris leur passions pour Dieu, ceux que Allah a égaré, ceux dont Il a scellé le cœur et les oreilles et voilé la vue. Ceux-là, qui les guidera après que Allah les a détourné du droit chemin ? Comment ces apostats se sont-ils permis de dépasser les limites de l’entendement, d’outrepasser leurs droits, de violer le cadre de la charīﺀah et de profaner la vérité ? Ils ont cru qu’ils étaient sur la bonne voie, guidés par leur Seigneur, mais il n’en est rien ». Et il a dit aussi : « Et il ne faut pas se laisser duper par le fait qu’Ibnou Taymiyyah renie le caractère permis de visiter la tombe du Prophète ; il n’est qu’une créature égarée par Allah comme l’a dit al ﺀAz ibnou Ĵamāﺀah. At-Taqiyyou as-Soubkiyy a même consacré un ouvrage entier pour répliquer contre lui. Et le fait qu’Ibnou Taymiyyah ait porté atteinte au Prophète n’est pas étonnant ; il a certes calomnié Allah - Lui qui est absolument exempt de ce que disent les injustes mécréants - et Lui a attribué des choses abominables comme la direction, la main, le pied, l’œil et autre que cela parmi les atrocités indécentes ».

De nombreuses fois, les juges l’ont appelé à revenir à l’Islam et à ne plus recommencer mais il a à chaque fois trahi sa parole et son engagement à tel point qu’il fut l’objet d’une fatwa émise par quatre juges (un chāfiﺀiyy, un mālikiyy, un ḥanbaliyy et un ḥanafiyy) qui ordonna son emprisonnement et ils déclarèrent qu’il s’agissait d’un égaré contre lequel il fallait mettre en garde. Ceci a été rapporté entre autre par Ibnou Chākir al Koutoubiyy -un des élèves d’Ibnou Taymiyyah- dans son livre « ﺀOuyoūnou t-tawārīkh ». Le roi Mouḥammad ibnou Qalāwoūn publia même une circulaire afin qu’elle soit lue sur les minbars d’Egypte et de Chām pour mettre les gens en garde contre lui et ses élèves.

L’extrait qui suit est ce qu’Ibnou Taymiyyah a écrit après avoir été appelé à revenir à l’Islam tel qu’il a été retranscrit dans le livre « Naĵmou l-mouhtadiy » et apostillé par les savants : « La louange est à Allah, ma croyance est que le mot Qour’ān a également pour sens la Parole de Allah en tant qu’attribut qui comme tous les autres attributs de Allah n’a ni début ni fin et qui n’est donc pas créé, qui n’est pas un son, et n’est pas constitué de lettre et qui ne s’incarne en aucun cas dans une créature ni dans une feuille ni dans une encre ou autre.

Et ce que je crois au sujet du verset : ﴾ الرَّحۡمـٰنُ عَلى العَرۡشِ اسۡتَوَى ﴿ c’est ce qu’ont dit les savants ici présents et non pas le sens apparent et je n’ai pas connaissance de la réalité de ce qui est voulu par ce verset mais Allah Seul connait sa réalité. Et je dis au sujet du terme « nouzoūl » ce que j’ai dit au sujet du terme « istiwā’ » : je ne connais pas la réalité de ce qui a été voulu par cela mais Seul Allah en connaît la réalité et comme l’a dit l’assemblée de savants ici présents il ne faut pas comprendre ces termes au premier sens. Et tout ce qui contredit cela est mensonge ; ainsi tous mes écrits et propos antérieurs qui entrent en contradiction avec cette croyance sont faux ; je suis à l’opposé de tout ce que ces écrits et propos comportent comme égarements et affirmations indignes d’être attribuées à Allah ; je me suis affranchi de ces croyances et me suis repenti. Rédigé par Aḥmad ibnou Taymiyyah le jeudi 6 du mois de Rabīﺀ al ‘ākhir de l’an 707. Et le contenu de cette feuille dans sa totalité a été dit et écrit de mon plein gré sans aucune contrainte. Rédigé par Aḥmad ibnou Taymiyyah. Allah nous suffit ».

 

Au-dessus de ce qui vient d’être cité le juge Badrou d-Dīn ibnou Ĵamāﺀah a écrit de sa propre main : « il a reconnu devant moi tout ce qu’il a écrit de sa main à la date citée » par Mouḥammad ibnou Ibrāhīm ach-Chāfiﺀiyy. Et dans la marge : « il a reconnu tout ce qu’il a écrit de sa main » par ﺀAbdoul Ghaniyy ibnou Mouḥammad al Ḥanbaliyy.

Et on peut trouver à la fin de ce qu’a écrit Ibnou Taymiyyah les témoignages suivants : « Il est l’auteur de ce qui a été écrit plus haut ; il l’a écrit de sa propre main en ma présence et a reconnu son contenu » par Aḥmad ibnou Rifﺀah. Puis, d’une écriture différente : « Il a reconnu cela » par ﺀAbdou l ﺀAzīz an-Namrāwiyy. Et d’une autre écriture : « Il a reconnu tout cela à la date précisée » ﺀAliyy ibnou Mouḥammad bni Khattāb al Bājiy ach-Chāfiﺀiyy. Et enfin d’une écriture différente : « ceci s’est produit en ma présence à cette date » par al Ḥasan ibnou Aḥmad bni Mouḥammad al Ḥousayniyy.

On trouve également dans la marge ce qui suit : « Il a écrit ce qui est cité ci-dessus de sa propre main et a reconnu son contenu » par ﺀAbdou l-Lāh ibnou Ĵamāﺀah. Et d’une autre écriture : « Il a reconnu cela et l’a rédigé en ma présence » Mouḥammad ibnou ﺀOuthmān al Boūrayĵibiyy.

Et tous ces gens font partie des grands savants de cette époque. Ibnou Rifﺀah à lui seul est l’auteur du livre « al Maṭlabou l-ﺀālī fī charḥi wasīṭi l-Ghazāliyy » qui se compose de quarante tomes.

Et si Ibnou Taymiyyah n’avait pas auparavant appelé les gens à croire le contraire de ce qu’il écrit ici, ces savants ne lui auraient certes pas demandé de se repentir ni même de s’engager par sa propre main à ne pas recommencer.

Et lorsqu’il eut écrit cette lettre, son écriture fut certifiée authentique par le juge des juges al Badrou bnou Ĵamāﺀah dont le sceau officiel a été apposé. Et furent témoins de cela nombre de savants. Par la suite cette lettre fut conservée dans un lieu appelé al Khazānatou l-milkiyyati n-nāṣiriyyah. Cependant il ne s’écoula que très peu de temps avant qu’Ibnou Taymiyyah ne trahisse le pacte qu’il s’était engagé à respecter et ne revienne à son ancienne habitude qui était de tromper les gens et ceci est le mode opératoire de nombreux égarés.

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الحَمْدُ لله رَبِّ العَالَمِيْنَ

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.