بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم


 

Et ces décrets ayant été émis à son encontre après son interrogatoire mené devant une assemblée constituée des plus grands savants de son époque sont consignés dans les livres d’histoire tels que « ﺀOuyoūnou t-tawārīkh », « Naĵmou l-mouhtadiyy », Dafﺀou chabahi man chabbaha wa tamarrada » et autres.

Aṣ-Ṣafadiyy a cité de nombreux égarements contenus dans les livres d’Ibnou Taymiyyah comme son aversion envers Ibnou Ḥazm au sujet du consensus, sa règle pour prétendre la supériorité de l’imam Aḥmad et des Qādiriyyah, son livre dans lequel il a prétendu la fin du paradis et de l’enfer -et le juge des juges Taqiyyou d-Dīn as Soubkiyy a répliqué à cela-, le fait qu’il a autorisé la femme ayant ses menstrues à tourner autour de la Kaﺀbah, qu’il a déconseillé de prononcer l’intention et interdit de la dire à haute voix, qu’il a ordonné de tuer celui qui délaisse… ? et l’a déclaré mécréant, qu’il a interdit … ??, qu’il a interdit le jeu d’échec, qu’il a ordonné une peine pour celui qui fume de l’herbe qu’il a considérée comme impure, son livre concernant le serment dans le divorce, sa règle sur le mérite de Mouﺀāwiyah et l’interdiction d’insulter son fils Yazīd, … son interprétation du ḥadīth an-nouzoūl. Aṣ-Ṣafadiyy a même dit qu’il avait autorisé le fait de combattre les Rāfiḍah.

A la fin de sa biographie Aṣ-Ṣafadiyy dit : « en définitive le chaykh Taqiyyou d-Dīn Ibnou Taymiyyah fait partie des ceux dont j’étais contemporain et dont je n’ai pas vu de semblable à notre époque et pas entendu parler de comparable durant le siècle qui nous a précédé : le chaykh Taqqiyou d-Dīn Ibnou Taymiyyah, le chaykh Ibnou Daqīq al ﺀĪd et notre chaykh le grand savant Taqiyyou d-Dīn as-Soubkiyy. » Aṣ-Ṣafadiyy a dit aussi : « Et parmi ceux qui ont fait son éloge il y a aussi notre chaykh le grand savant Aboū Ḥayān mais il se détourna de lui après cela et ce jusqu’à sa mort. Parmi les raisons de cela il y a le fait qu’il lui dit un jour : « Ceci est l’avis de Sībawayh » et Ibnou Taymiyyah de lui répondre : « Sībawayhi a menti ». C’est alors qu’il s’en détourna alors qu’il était l’un des premiers à le côtoyer. Un jour Abū Ḥayān[1] improvisa un poème élogieux lors d’une de ses assemblées qui étaient noires de monde :

Lorsque nous vinrent à Taqiyyou d-Dīn il nous apparut étincelant

Appelant à l’adoration de Dieu, L’Unique, auQuel nul ne peut se soustraire

Comme le signe des premiers à avoir côtoyé la meilleure des créatures

De son visage même la lune n’égale pas la lumière

Un savant qui a habillé sa vie de sa science

De vagues rejetant des perles il est la mer

Ibnou Taymiyyah s’est préoccupé de faire triompher notre Loi

Tel le maître de la tribu Tīm lorsque Mouḍar l’enfreignèrent

Il a montré la vérité alors on a étudié ses écrits

Il a éteint le feu du mal lorsque les étincelles à lui volèrent

Te voilà l’imam tant attendu

Nous qui espérions qu’un savant nous vienne hier

 

Et par sa parole « Parmi les raisons de cela » il a également visé ce qu’a rapporté le ḥāfiẓ, le mouḥaddith, le commentateur du « Qāmoūs » qu’Aboū Ḥayān avait lu dans le livre d’Ibnou Taymiyyah qu’il avait intitulé « Kitābou l-ﺀArch » que Dieu ferait asseoir le prophète à sa droite sur le piédestal et que depuis il ne cessa de le maudire jusqu’à sa mort. Ceci confirme la description d’Adh-Dhahabiyy dans le fait qu’Ibnou Taymiyyah falsifiait la science et recherchait la vanité, méprisait les grands savants, et alimentait une passion excessive pour la présidence des chefs religieux. Et il est évidemment connu que l’orgueil est un grand péché qui fait de son auteur un dépravé.



[1] Il s’agit Mouḥammad fils de Yoūsouf fils de ﺀAliyy, fils Yoūsouf fils de Ḥayān l’andalou qui émigra par la suite en Egypte. Al Ḥousayniyy l’a décrit comme étant l’imam, le grand savant, l’éminent Mouḥaddith, l’interprète dans la langue arabe, le porte-parole des gens de lettres. Adh-Dhahabiyy a dit de lui dans la biographie qu’il lui a consacrée : « en plus de sa maîtrise dans la langue arabe, il avait également une profonde connaissance dans le fiqh, l’histoire et les lectures. Il a composé plusieurs ouvrages dans le domaine des lectures et de la grammaire. Il est de nos jours la fierté des habitants d’Egypte dans la science. Il a formé de nombreux imams, que Allah lui accorde une longue vie, ainsi qu’une fin heureuse et préserve son âme du mal… » 

 

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الحَمْدُ لله رَبِّ العَالَمِيْنَ

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.