Le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam a interdit les tamā’im ou les rouqā sur lesquelles il est inscrit des paroles de chirk. Cependant, celles qui comportent des Noms de Allāh, des versets du Qour’ān ou encore des évocations de Allāh (dhikrou l-Lāh) sont permises.

Sont également autorisées celles qui comportent les noms des gens de la grotte (‘asmā’ou ‘ahli l-kahf), car il y a dans ces noms de la barakah. Des savants, parmi les anciens, comme Ṣalāḥou d-dīn aṣ-Ṣafḍiy, savant du 8è siècle de l’hégire, a dit dans son livre dhakhā’irou l-qaṣr : « Ces noms sont bénéfiques ; celui-ci pour telle chose, celui-là pour telle chose (…) »

Il en est de même pour les noms des anges comme Ĵibrīl, Isrāfīl, ﺀAzrā’īl, ou Mīkā’īl, dans ces noms aussi il y a de la barakah. Par conséquent, il est permis d’écrire ces noms et de les accrocher sur soi pour profiter de leur barakah.

Cependant, ce qui n’est pas permis, c’est d’écrire le nom des étoiles, ou le nom des chefs parmi les démons, et de rechercher par cela de la barakah.

Les tamā’im que le Prophète Mouḥammad a interdit de porter, ce sont les colliers que les assimilateurs arabes (mouchrikīn), avant qu’ils ne croient à la véracité de notre Messager et qu’ils ne se convertissent à l’Islām, accrochaient au cou de leurs enfants. Ils croyaient que ces colliers protégeaient par eux-mêmes contre le mauvais œil sans la Volonté de Allāh ; ils ne croyaient donc pas que c’est Allāh, par Sa Volonté et Sa Puissance, qui éloigne le mal et la nuisance.

Et voici les paroles des savants de ‘ahlou s-sounnati wa l-ĵamāﺀah qui prouvent ce que nous affirmons…

Le ḥāfiẓ Ibnou Ḥaĵar al ﺀAsqalāniyy dans son livre intiltulé al ‘Amāliy, rapporte de ﺀAmr bni Chouﺀayb qui rapporte de son père qui rapporte que son grand père a dit : « Le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa ﺀalā ālihi wa sallam nous enseignait des paroles que nous répétions au moment d’aller dormir pour être protégés contre la peur ». Et dans la version du ḥadīth rapportée par ‘Ismāﺀīl : « Lorsque l’un d’entre nous était proie à la peur il disait :

 

"أعوذ بكلمات الله التامة من غضبه وعقابه ومن شر عباده ومن همزات الشياطين وأن يحضرون"

 

(‘aﺀoūdhou bi kalimāti l-Lāhi t-tāmmāti min ghaḍabihi wa ﺀiqābihi wa min charri ﺀibādihi wa min hamazāti ch-chayāṭīni wa ‘an yaḥḍouroūn) et ﺀabdou l-Lāhi bnou ﺀAmr enseignait cette parole à celui qui avait atteint l’âge de la puberté pour qu’il l’a récite avant de dormir ; quant à celui qui n’était pas encore pubère, il l’écrivait puis il lui accrochait autour du cou ». Le ḥāfiẓ ajoute « ce ḥadīth est ḥasan [c’est-à-dire fiable], at-Tirmidhiyy l’a rapporté de ﺀAliyy bni Ḥaĵar, de ‘Ismāﺀīl bni ﺀAbbās, et de même an-Nasā’iy l’a rapporté de ﺀAmr bni ﺀAliyyi l-Falās, de Yazīd bni Hāroūn » (fin de citation).

 


 

 

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