بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم


La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouḥammad ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

Mouslim rapporte dans son Ṣaḥīḥ qu’Aboū Ṭalḥah avait une épouse du nom de ‘Oummou Soulaym dont il avait un fils mais la mort l’emporta un jour alors qu’il était encore nourrisson. Elle dit à ses proches parents qui étaient chez elle : « Ne le dites pas à Aboū Ṭalḥah lorsqu’il reviendra ce soir car il jeûne et il sera tellement affligé qu’il n’aura pas d’appétit. Laissez-moi plutôt lui annoncer cette nouvelle. » Quand Aboū Ṭalḥah rentra, elle fit preuve d’une grande patience et se fia entièrement à Allah. Elle lui présenta d’abord son diner duquel il mangea et bu. Puis elle se fit belle pour lui de la meilleure manière en enfila de beaux vêtements et en se parant de bijoux.  Il eut alors un rapport avec elle. Enfin, lorsqu’elle le vit satisfait, elle lui dit : « Ô Aboū Ṭalḥah, si quelqu’un confiait quelque chose à une famille et que par la suite il venait à leur demander de lui restituer, est-ce que cette famille peut s’opposer à cela et priver le propriétaire de son bien ? » Il lui répondit : « Non [s’il veut récupérer son bien ils n’ont pas à l’en empêcher. » Elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu et fais preuve de patience quant au décès de ton fils. Ne fais pas ce qui te privera de cette récompense parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient l’a repris. »

C’est alors qu’Aboū Ṭalḥah, contrarié,  lui dit : « Tu me laisses coucher avec toi avant de m’annoncer la mort de notre fils ! » Il se rendit alors auprès du Messager ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam et lui raconta comment ‘Oummou Soulaym s’était comportée. Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah ṣalla l-Lāhou ﺀalayhi wa sallam leur fit des invocations :

 بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما

 (bāraka l-Lāhou lakoumā fī laylatikoumā)

C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions à votre nuit passée ensemble. »  L’invocation du prophète fut exaucée et ‘Oummou Soulaym tomba enceinte.

Cette femme a su s’embellir de patience lorsqu’elle eut perdu son fils et adopter un comportement qui témoigne d’une foi profonde et d’une confiance totale en Allah Qui a éclairé son cœur en lui permettant de suivre les enseignements du maître  des Messagers. Sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de Allah était gravée en elle. Elle s’est montrée exemplaire là où beaucoup d’hommes auraient échoué.

Allah dit :

﴿وَمَا كَانَ لِمُؤۡمِنٍ وَلاَ مُؤۡمِنَةٍ إِذَا قَضَى ٱللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمۡرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ ٱلۡخِيَرَةُ مِنۡ أَمۡرِهِمۡ﴾

(Wa mā kāna li mou’minin wa lā mou’minatin ‘idhā qaḍa l-Lāhou wa raṣoūlouhoū ‘amran ‘an yakoūna lahoumou l-khiyaratou min ‘amrihim)

[soūratou l-‘Ahzab / 36]. De ce verset nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que le musulman accomplit.

Les récompenses sont différentes en fonction du degré de certitude et de la sincérité de l’intention. Et Allah ne récompense sa créature que si elle est musulmane et qu’elle a cherché dans ses actes d’adoration l’agrément de Son Créateur uniquement.

Allah tabāraka wa taﺀālā n’a besoin de rien. Rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion. Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah et de persévérer sur cela en préservant ses organes, sa langue, son corps et son cœur de ce qui annule les actes. Certains, lorsqu’ils se mettent en colère insultent le Créateur, un prophète, un ange ou changent de croyance. Ceux-là doivent immédiatement prononcer les deux témoignages pour revenir à l’islam, en arabe ou bien dans une langue qu’ils comprennent.

 (à suivre…)


الحَمْدُ لله رَبِّ العَالَمِيْنَ

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.