Bismi l-Lāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm

 

Nous louons Dieu, le Créateur du monde, Qui est absolument différent de tout ce qu’on puisse imaginer, pour tous les bienfaits qu’Il nous accorde, sans que l’on puisse les dénombrer ni qu’il soit obligatoire pour Lui de nous en faire bénéficier. Et nous Lui demandons d’élever en dégré notre maître Mouḥammad et de préserver sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Allāh taᵌālā dit dans le Qur’ān :

 وَاتَّقُواْ يَوْمًا تُرْجَعُونَ فِيهِ إِلَى اللّهِ ثُمَّ تُوَفَّى كُلُّ نَفْسٍ مَّا كَسَبَتْ وَهُمْ لاَ يُظْلَمُونَ 

 Ce qui signifie : « Craignez un jour dans lequel vous reviendrez pour le jugement de Allāh, ensuite chaque âme recevra la rétribution de ce qu’elle aura acquis et nul ne subira d’injustice », [sūrat al-Baqarah verset 281].

 

Et Il dit :

قُل لاَّ يَعْلَمُ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ الْغَيْبَ إِلاَّ اللَّهُ

Ce qui signifie : « Dis : Ne sait les choses de l’avenir et ce qui est caché dans les cieux et la terre que Allāh », [sūrat 'an-Naml verset 65].

Parmi ce que Allāh sait Lui-même et que nul autre ne sait, il y a la science du ġayb, c’est-à-dire la science des choses de l’avenir et des choses cachées. Allāh taᵌālā n’a accordé aucune voie pour les connaître, à aucune de Ses créatures. Ne sait donc tout l’avenir et toutes les choses cachées que Allāh.

Les prophètes et les anges ne savent que ce que Allāh leur a enseigné. Ils ne connaissent pas toutes les choses qui vont avoir lieu dans le futur. Ils en connaissent seulement certaines que Allāh a voulu leur faire savoir. C’est un devoir de mettre en garde contre ces imposteurs qui prétendent connaître l’avenir et qui prétendent qu’ils peuvent déterminer ce qui va avoir lieu parmi les choses cachées.

Le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a dit :

« من أتى كاهنا أو عرافًا فصدقه بما يقول فقد كفر بما أنزل على محمد »

Ce veut dire en français : « Celui qui vient auprès d’un devin ou d’un charlatan et a cru en ce qu’il dit sera devenu mécréant en ce qui a été révélé à Mouḥammad ».

C’est-à-dire, qu’il ne sera plus musulman et ceci car il aura cru que ce charlatan connait les choses cachées. Par contre, si quelqu’un pense qu’il se peut que ce que lui a dit ce charlatan soit conforme à la réalité tout comme il se peut que ce ne soit pas conforme à la réalité, il ne devient pas mécréant mais aura commis un péché en s’adressant à lui.

Un devin c’est quelqu’un qui prétend prédire l’avenir en se basant sur les étoiles par exemple. Mais en réalité il a des compagnons parmi les jinn qui lui amènent certaines nouvelles. Il se peut aussi qu’il regarde au fond d’une tasse de café ou qu’il utilise le livre « Qourᵌatu l-’Anbiyā’ » ou le livre de Abū Maᵌhar Al-Falakiyy qui prétend que tout ce qui arrive aux humains est lié aux douze signes du zodiaque. Il y a de même ceux qui se basent sur le sable, les cailloux ou les grains.

Quant au voyant (al-ᵌarrāf), c’est celui qui prétend lire ce qui est arrivé dans le passé comme ce qui est arrivé aux choses qui ont été volées ou ce qui est de cet ordre. Ces gens-là leur danger est grand : ils entraînent de nombreuses personnes dans les grands péchés. Parmi eux il y a ceux qui prennent un certain nombre de grains de la subḥah (chapelet) sans les compter auparavant. Puis ils les comptent les uns après les autres en disant à chaque fois: « fais », « ne fais pas » puis « fais »... S’ils finissent de compter en s’arrêtant sur le terme « fais », ils disent que cette chose va réussir et s’ils finissent avec « ne fais pas », ils leur disent que cette chose ne va pas réussir. Ils utilisent cela pour leurs voyages ou pour des contrats de vente et d’achat et autre comme le mariage. Le jugement de tout cela est le jugement des ‘azlām par lesquelles Allāh a interdit de jurer. Al-’azlām désigne les flèches sur lesquelles il était écrit soit : « Mon Seigneur m’a ordonné » soit « Mon Seigneur m’a interdit », soit rien du tout. On les mélangeait ensuite jusqu’à ce que l’une de ces trois soit tirée.

Combien de gens fréquentent ces corrupteurs lorsqu’ils veulent voyager, vendre ou se marier. Ils les induisent en erreur en leur disant : « nous travaillons pour rapprocher les gens et non pas pour les éloigner les uns des autres ». Ceci est interdit que ce soit pour faire aimer les gens ou pour les faire détester les uns des autres.

Tout comme la pratique de certains sorciers qui écrivent ou récitent des versets du Qur’ān avec ce qu’ils font comme sorcellerie (siḥr) afin d’induire les gens dans la confusion. Le Qour’ān n’intervient pas dans la sorcellerie et celui qui croit que le Qur’ān intervient dans la sorcellerie n’est plus musulman et il lui faut prononcer les deux témoignages pour revenir à l’Islam.

Si le musulman souhaite être éclairé dans ses choix en s’attachant à la Loi de Allāh qu’il agisse conformément à ce que le Messager de Allāh nous a enseigné, c’est-à-dire en accomplissant deux rakᵌah avant d’agir puis en récitant le duᵌā’ de l’istiḳārah (l’invocation pour être éclairé dans son choix). Ensuite il agit. Par ailleurs, s’il veut se protéger du mal des jinn et de la sorcellerie, qu’il récite matin et soir les muᵌawwiḋatayn (les deux dernières sūrat de protection) sans faire de faute de prononciation.

Le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a dit :

« اقرأ : قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَد، والمعوّذتين حينَ تُمسي وحينَ تُصبِحُ ثلاث مراتٍ تكفيكَ مِنْ كُلّ شىءٍ »

‘iqra’ qul huwa l-Lāhu ‘Aḥad wa l-mouᵌawwiḋatayn ḥīna tumcī wa ḥīna touṣbiḥ ṫalāṫa marrātin takfīka min kulli ṡay’

ce qui veut dire : « Récite qul huwa l-Lāhu ‘Aḥad et les mouᵌawwiḋatayn, trois fois, matin et soir; elles te suffisent pour te protéger de tout ce qui te nuirait ». [rapporté par Abū Dāwūd]

 

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.