بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre Maître Muḥammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam alayhi s-salām au dernier Mouḥammad ṣalla l-Lāhou alayhi wa sallam.

Allāh taālā dit dans le Qour’ān honoré :

﴿ سَلَامٌ عَلَى إِبْرَاهِيمَ ﴿109﴾ كَذَلِكَ نَجْزِي الْمُحْسِنِينَ ﴿110﴾ إِنَّهُ مِنْ عِبَادِنَا الْمُؤْمِنِينَ ﴿111﴾ ﴾

(salāmoun alā ‘Ibrāhīm ; kadhālika naĵzi l-mouḥsinīn ; ‘innahou min ibādina l-mou’minīn )

Ce qui signifie : « Salām à Ibrāhīm ; Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants ; certes il était de Nos esclaves croyants », [soūrat Aṣ-ṣaffāt].

Certes, Allāh lui a accordé au Prophète Ibrāhīm alayhi s-salām, les arguments probants contre son peuple. Il a fait de lui un Prophète-Messager. Il avait la bonne croyance en Allāh. Il adorait Allāh taālā Lui seul. Il avait pour foi et pour croyance que Allāh est le Créateur de toute chose et que c’est Lui Qui mérite l’adoration Lui seul sans aucun doute.

Puis un jour, il a demandé à son Seigneur de lui accorder des enfants vertueux. Il a dit en ce que Allāh nous a appris dans le Qur’ān :

﴿ رَبِّ هَبْ لِي مِنَ الصَّالِحِينَ ﴿100﴾ فَبَشَّرْنَاهُ بِغُلَامٍ حَلِيمٍ ﴿101﴾ ﴾

(Rabbi hab lī mina ṣ-ṣāliḥīn ; fabach-charnāhou bi ghoulāmin ḥalīm )

ce qui signifie : « Seigneur, accorde moi une progéniture d’entre les vertueux », [soūrat Aṣ-ṣaffāt / 100-101], Allāh lui a ainsi accordé Ismāīl et Isḥāq.

Lorsque Ismāīl a grandi et qu’il accompagnait son père et marchait avec lui, une nuit, notre maître Ibrāhīm  ᵌalayhi s-salām a vu dans le rêve qu’il égorgeait son fils, la prunelle de ses yeux, Ismāīl .

﴿ قَالَ يَا بُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِن شَاء اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ ﴾

(Qāla yā bounayya ‘innī ‘arā fi l-manāmi ‘annī ‘adhbaḥouk )

ce qui signifie : « Il a dit ô mon fils je me vois en songe en train de t’égorgeril a dit ô mon père, fais ce qui t’es ordonné, tu me trouveras in chā’a l-Lāh du nombre des endurants », [soūrat Aṣ-Sāffāt / 103].

Or les visions dans le rêve des prophètes sont une révélation.

Ibrāhīm alayhi s-salām n’hésitait pas à accomplir l’ordre de Allāh , mais il voulait simplement connaître comment son fils réagirait à l’ordre de Allāh. La réponse de Ismāᵌīl était celle du fils qui aime Allāh, au-delà même de son amour pour la vie.

﴿ فَانظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِن شَاء اللهُ مِنَ الصَّابِرِينَ ﴾

(fandhour mādhā tarā qāla yā ‘abati fal mā tou’marou sataĵidounī in chā’a l-Lāhou mina ṣ-ṣābirīn )

Ce qui signifie : « … il a dit ô mon père, fais ce qui t’es ordonné, tu me trouveras in chā’a l-Lāh du nombre des endurants », [soūrat Aṣ-ṣāffāt / 103]. Pour ce qui est de sa parole (in chā’a l-Lāh), c’était pour rappeler qu’il n’y a pas un mouvement ou une immobilité sans que ce soit par la volonté de Allāh.

Ibrāhīm  le Prophète-Messager a alors emmené son fils, la prunelle de ses yeux, afin que sa mère ne s’en aperçoive pas. Il l’a mis à terre, sur son côté. Ismāᵌīl a alors dit : Père, ligote-moi bien afin que je ne tremble pas. Éloigne de moi ton vêtement afin qu’il ne se tâche pas avec mon sang, ma mère pourrait alors le voir et s’en chagrinerait. Passe rapidement le couteau sur ma gorge afin que la mort me soit plus aisée. Lorsque tu verras par la suite ma mère, passe lui le salām de ma part.

Ibrāhīm  l’a alors embrassé en pleurant et en disant : quel bon aide tu es pour moi pour accomplir l’ordre de Allāh. Il a alors passé le couteau sur sa gorge mais il n’a rien tranché. Il a été dit que le couteau s’était retourné. Ismāīl lui a alors dit : qu’as-tu donc ? Il lui a dit : il s’est retourné. Il lui a dit : Essaie de le planter. Lorsqu’il a essayé de le planter, le couteau n’est pas entré dans la chair et n’a rien coupé. En effet, c’est Allāh Qui est le Créateur de toute chose. C’est Lui Qui crée la coupure par le couteau lorsqu’Il veut qu’il coupe.

Allāh taᵌālā a su par Sa science qui est de toute éternité, qui n’augmente pas et ne diminue pas, qui ne se renouvelle pas, la véracité dans leur soumission à tous deux.

Il a été appelé : Ô Ibrāhīm , tu as œuvré pour accomplir ce qui t’a été ordonné dans le rêve. Voici la compensation de ton fils. Ibrāhīm a dirigé son regard et c’est alors qu’il a vu Ĵibrīl et avec lui un bélier du paradis. Allāh taālā dit :

﴿ وَفَدَيْنَاهُ بِذِبْحٍ عَظِيمٍ ﴾

(wa fadaynāhou bidhibḥin aīm )

Ce qui signifie : « Nous lui avons ordonné d’immoler à la place [de son fils] un grand mouton », [soūrat Aṣ-ṣāffāt / 107]. c’est-à-dire que Allāh a évité à Ismāīl l’égorgement et a fait qu’un bélier corné de grande taille et avec beaucoup de bénédictions soit sa compensation.

Avec l’approche du jour de ᵌArafah, le meilleur jour de l’année, nous avons voulu vous rappeler ce récit éminent qui nous augmente en certitude au sujet de l’éminence des prophètes ᵌalayhimu s-salām, eux qui étaient tous musulmans totalement soumis à Allāh azza wa ĵall, qui s’empressaient dans tous les cas à Lui obéir. Empressez vous donc en ces jours bénis pour vous repentir à Allāh. Multipliez les invocations pendant le jour de Arafah. Demandez à ce que Allāh donne la victoire à cette communauté, qu’Il lui allège le fardeau. Au jour où des centaines de milliers de musulmans se réuniront sur la terre de Arafah, invoquez Allāh taālā qu’Il réunisse les musulmans, qu’Il unifie leur rang et qu’Il leur accorde la victoire sur leur ennemi, certes Allāh est sur toute chose tout puissant.

Au jour de Arafah, les gens seront rassemblés là-bas. Souvenez-vous du jour de la résurrection. Œuvrez pour ce jour éminent. Au jour de Arafah, multipliez les invocations, la demande du pardon, la parole (lā ‘ilāha ‘il-la l-Lāh), l’invocation en faveur du Prophète Mouḥammad ṣalla l-Lāhou alayhi wa sallam, lui qui a dit dans son ḥadīth honoré :

« مَا رُؤِيَ الشَّيْطَانُ أصْغَرَ وَلا َأحْقرَ وَلا َأدْحَرَ وَلا َأغْيَظَ مِنْهُ في يَوْمِ عَرَفَةَ وَمَا ذَاكَ إِلاَّ َأنَّ الرَّحْمَةَ تَنْزِلُ فِيهِ فيَتَجَاوَزُ عَنِ الذُّنُوبِ العِظَامِ »

(mā rou’iya ch-chayṭānou ‘aṣghara wa lā ‘ahqara wa lā ‘ad-ḥara wa lā ‘aghyaa minhou fī yawmi Arafah. Wa mā dhāka il-lā ‘anna r-raḥmata tanzilou fīhi fayataĵāwazou ani dh-dhounoūbi l-iẓām )

ce qui signifie : « Le chayṭān n’a pas été vu aussi petit, ni méprisable, ni en colère que le jour de Arafah… ».

Ô Allāh accorde nous la réussite pour jeûner le jour de Arafah, ce jour au sujet duquel le Messager de Allāh a dit lorsqu’il a été interrogé sur son jeûne qu’il expie les péchés de l’année écoulée et de l’année suivante [rapporté par Mouslim].

الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.