بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Muḥammad Al-’Amīn, l’ḥonnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier Muḥammad.

Les lois du sacrifice de ᵌīdu al-’Aḍḥā

Allāh taᵌālā dit dans le Qur’ān honoré :

﴿ إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ {1} فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ {2} إِنَّ شَانِئَكَ هُوَ الأَبْتَرُ {3})

Il est parvenu dans l’exégèse de Sa parole taᵌālā :

( فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ )

(faṣalli li Rabbika wa nḥar)

” faṣalli li Rabbika ” c’est-à-dire la prière de al-ᵌīd ; ” wa nḥar ” c’est-à-dire “égorge le jour du sacrifice les bêtes“, c’est-à-dire les chameaux qui étaient considérés parmi les meilleurs biens des arabes.

L’imam Al-Buḳāriyy a rapporté dans son ṣaḥīḥ que le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a fait le sacrifice de deux moutons ayant des cornes et qui étaient de couleurs plus blanc que noir.

Le mérite du sacrifice

Il est connu et confirmé que Le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a incité sa communauté aux actes de bien, au bon comportement et à l’augmentation dans l’obéissance et il a incité à dépenser dans les voies de bien. Tous ceux-ci sont des bonnes caractéristiques reconnues auprès des gens car ces choses-là aident à renforcer les liens entre les gens.

Dans un ḥadīṫ rapporté par la Dame ᵌA’iṡah, que Allāh l’agrée, elle a dit que le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Sacrifiez, il n’y a pas un musulman qui se dirige vers la qiblah avec la bête pour la sacrifier sans que son sang et sa laine soient des ḥasanāt pour lui au Jour Dernier ».

Dans un autre ḥadīṫ rapporté par Al-Buḳāriyy, d’après Al-Barā’ ībnu ᵌAzib, il a dit que le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ce par quoi on commence notre jour : on fait la prière puis on revient et on égorge. Celui qui fait ainsi, il aura fait notre sunnah ».

Le caractère recommandé du sacrifice al-’uḍ-ḥiya

Le sacrifice est une chose très recommandée, confirmée du Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam et ceci est la voie des ṡāfiᵌiyy contrairement à celui qui dit qu’elle est un acte obligatoire pour celui qui en a la capacité et ceci est la voie de l’imam Abū ḥanīfah que Allāh l’agrée.

D’après ‘Anas, le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam sacrifiait par deux béliers et ‘Anas a dit : ” et moi je fais de même “.

Le sacrifice n’est obligatoire que suite à un vœu – naḋr -. La preuve de Aṡ-ṡāfiᵌiyy de cela est un ḥadīṫ rapporté par Muslim qui signifie : « Si vous voyez le croissant de lune de ḋu l-ḥiĵĵah et que l’un d’entre vous veut faire le sacrifice, qu’il ne touche pas ses cheveux ni ses ongles ». L’imam Aṡ-ṡāfiᵌiyy, que Allāh l’agrée a dit : ceci est une preuve que ce n’est pas obligatoire car le Prophète a dit “iḋā ‘arāda ” c’est-à-dire “si il veut“. C’est une preuve que c’est un choix. Si c’était une obligation, le Prophète n’aurait pas dit « s’il veut faire le sacrifice ».

De même, notre maītre Abū Bakr Aṣ-ṣiddīq et notre maītre ᵌUmar ībnu l-ḳaṭṭāb, que Dieu les agrée tous les deux, ont dit que le sacrifice était une chose très recommandée pour celui qui en a la capacité. Il a été confirmé qu’ils ne faisaient pas le sacrifice de peur que les gens ne croient qu’il est obligatoire. Ceci a été rapporté par l’imam Al-Bayhaqiyy.

Quant au prétendu ḥadīṫ qui signifie : ” Celui qui a la capacité de faire le sacrifice et qui ne l’a pas fait, qu’il ne vienne pas à notre lieu de prière “, ceci n’est pas confirmé, comme l’a dit l’imam An-Nawawiyy dans son livre Al-Majmūᵌ.

Définition du sacrifice et la mention de ce qui est valable pour le sacrifice

Le sacrifice – al-’uḍ-ḥiya – c’est ce qui est égorgé parmi les chameaux ou les bovins ou les chèvres et les moutons le jour de Al-ᵌīd par recherche de l’agrément de Allāh ᵌazza wa ĵall.

On l’appelle al-’uḍ-ḥiya car elle se fait au début du jour, aḍ-ḍuḥā.

Ce qui est valable pour le sacrifice c’est le mouton qui a un an ou la chèvre qui a deux ans ou le bovin qui a deux ans et qui est entré dans la troisième année lunaire ou le chameau qui a complété cinq ans.

Le chameau et le bovin sont valables pour sept personnes c’est à dire si sept personnes s’associent pour un chameau ou un bovin la sunnah du sacrifice a eu lieu ; mais le mouton pour une personne.

Al-ġaziyy dans son commentaire du traité de Abū Chuĵāᵌ a dit : la meilleure sorte dans l’ordre du sacrifice c’est : chameau puis bovin ensuite chèvre et mouton.

Il est valable de sacrifier celle qui n’a pas de cornes

Ce qui n’est pas valable dans le sacrifice

Al-ġaziyy a dit dans son commentaire : quatre ne sont pas valables : celle qui est clairement borgne, celle qui est clairement boiteuse, celle qui est clairement malade et celle qui est très maigre.

Le temps du sacrifice

Le temps du sacrifice rentre après le temps de la prière de Al-ᵌīd d’un temps qui suffit pour faire deux rakᵌah et deux discours – ḳuṭbah -. S’il le fait avant cela, ce n’est pas valable. Pour preuve le ḥadīṫ de Al-Buḳāriyy et Muslim d’après Al-Barā’ ībnu ᵌAzib : il a dit : « Le Messager ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a fait le discours le jour de Al-ᵌīd après la prière il a dit (ce qui signifie) : Celui qui a prié notre prière et qui a fait le rituel, il a été conforme à notre sunnah et celui qui a fait le rituel avant notre prière, ceci est de la viande qu’il égorge autre que cela ».

Le temps du sacrifice finit avec le coucher du soleil du dernier jour des jours de at-tachrīq (ce sont les trois jours qui suivent al-ᵌīd).

Ce qui est recommandé pour le sacrifice

Il est recommandé au moment du sacrifice cinq choses :

- at-tasmiyah : il dit Bismi l-Lāh ; la manière la plus complète est de dire : Bismi l-Lāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm. S’il ne dit pas Bismi l-Lāh, c’est valable et c’est licite ;

- l’invocation en faveur du Prophète – aṣ-ṣalātu ᵌala n-Nabiyy -

- se diriger avec la bête vers la qiblah : il dirige là où il va égorger vers la qiblah ;

- at-takbīr – dire Allāhu ‘akbar – avant ou après la tasmiyah

- l’invocation de l’acceptation comme s’il dit : “Allāhumma taqabbal minnī ” ce qui signifie : ” ô Allāh accepte de moi ” et la façon complète est de dire : ” Allāhumma hāḋihi minka wa ilayka fataqqabal “.

Celui qui égorge, qu’il ne mange rien du sacrifice si c’est suite à un vœu. Si ce n’est pas suite à un vœu, qu’il mange le tiers et les deux tiers il les donne en aumône. C’est ce que An-Nawawiyy a considéré comme avis prévalant. Il a été dit : il mange un tiers, il offre un tiers et il donne en aumône un tiers.

Il sacrifie là où il se trouve, et le mieux est que cela soit chez lui en présence de sa famille. Al-hadiyy est spécifique à l’enceinte sacrée de Al-ḥaram.

Sache que les savants ṡāfiᵌiyy sont unanimes sur le fait qu’il n’est pas permis de vendre quoique ce soit de al-hadiyy ou du sacrifice qu’il soit fait suite à un vœu ou à sa propre initiative que ce soit la viande ou la graisse ou la peau ou les cornes ou la laine ou autres. Al-Bayhaqiyy rapporte de Abū Hurayrah que le Messager de Allāh, ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Celui qui vend la peau de sa bête sacrifiée, il n’a pas réalisé la sunnah du sacrifice ».

Il n’est pas permis d’en donner quoique ce soit comme salaire, rémunération au boucher, celui qui égorge.

Al-Buḳāriyy et Muslim ont rapporté que l’imam ᵌAliyy ībnu Abī ṭālib que Allāh l’agrée, a dit : « Le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhu ᵌalayhi wa sallam m’a chargé de son sacrifice et d’en partager sa viande et sa peau et il m’a ordonné de ne rien en donner comme rémunération à celui qui égorge, et il a dit : nous lui  donnerons » c’est-à-dire “nous lui donnerons une rémunération autre qu’une partie du sacrifice” car il n’est pas permis de donner une partie du sacrifice en rémunération.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.